Waterloo (1/2)

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       WATERLOO
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1.0 Aperçu de la Campagne

 

LE RETOUR DE NAPOLEON

Après une aventure désastreuse en Russie en 1812 et une guerre dusure durant les années 1813-1814, apoléon fut contraint dabdiquer en avril 1814. Il fût exilé à lîle dElbe avec une garde personnelle de 1000 hommes. Pendant ce temps, la coalition contre la France ne survécut pas à la fin de la guerre. Au Congrès de Vienne, les alliés commençèrent à se quereller et à se disputer. Des états mineurs étaient échangés ou vendus comme de la vulgaire petite monnaie dans la réorganisation de lEurope. Le principal instigateur de ces problèmes était Talleyrand, Prince de Benevente (ladversaire politique de Napoléon). Il voulait que les Alliés expatrient Napoléon le plus loin possible de lEurope : les Açores, ou mieux encore dans les Caraîbes et Sainte-Hélène. Les troubles en France laissèrent à Napoléon une toute petite opportunité de revenir.

 

Napoléon débarqua dans le Sud de la France le 1er mars 1815, et entama sa marche avec derrière lui sa Garde Impériale composée de 1000 hommes. A Nice, il récupéra dautres partisans; vers Grenoble, les partisans se transformèrent en un véritable flot et aux alentours de Lyon, ce flot se changea en un torrent de soutien populaire. Chaque armée envoyée pour le capturer rejoignait cette foule de partisans. Napoléon arriva à Paris le 20 mars.Le 25 mars, les alliés mirent de côté leurs différends et déclarèrent la guerre à Napoléon (et non pas à la France) et engagèrent 600 000 hommes pour le faire prisonnier et le chasser dEurope une bonne fois pour toute. Les positions de Napoléon nétaient cependant pas sûres dun point de vue politique ou militaire. Une révolte avait lieu en Vendée, et la Chambre des députés demeurait prudente et peu convaincue que la France entière soutenait le retour de Napoléon. Après les rejets de ses offres de paix mi-avril , Napoléon disposait de toutes les justifications dont il avait besoin pour déclarer sa guerre.

 

 

UNE VICTOIRE RAPIDE

 

Napoléon avait besoin dune victoire rapide pour assurer politiquement sa position et espérer diviser les alliés et détruire la coallition. Avec cinq armées mobilisées contre lui, Napoléon devait agir vite. Au 20 mai, seules les armées de Blücher et de Wellington étaient déployées près de la France. Napoléon décida de lancer son attaque contre Wellington et Blücher, de les empêcher de se réunir et de les vaincre à tour de rôle. Il espérait ainsi mettre fin à la guerre.

 

Napoléon rassembla rapidement 120 000 hommes et les fit traverser secrètement mais rapidement la Sombre durant la nuit du 15 juin. Welligton et Blücher furent pris par surprise, avec leurs forces dispersées dans toute la campagne. LArmée du Nord était divisée en deux ailes, le Maréchal Ney commandant laile gauche, constituée du Ier et du IIème Corps ainsi que de quelques détachements de la cavalerie de la Garde, et Grouchy commandant laile droite, composée du IIIème Corps et du Corps de Cavalerie. Napoléon contrôlait pour sa part le VIème Corps ainsi que sa redoutable Garde Impériale, laissée à la traîne de chacune des deux ailes afin quelle puisse se rendre là où lon aurait besoin delle.

 

Napoléon ordonna à Ney de se porter en avant de larmée anglo-alliée et de prendre possession de Quatre-Bras, puis de pivoter vers la gauche et frapper les prussiens par larrière. Pendant ce temps, Grouchy et Napoléon ouvriraient le feu sur les prussiens à Ligny. Mais Ney retarda son attaque, et lorsquil se décida finalement à attaquer pour de bon, larmée anglo-alliée avait été suffisamment renforcée à Quatre-Bras pour stopper les français.

A Ligny, les Prussiens tinrent plusieurs heures, mais ne purent résister lorsque Napoléon lâcha la Garde. Parce que Ney navait pas réussi à prendre rapidement Quatre-Bras, les Prussiens purent séchapper dans la nuit. Accompagnés de larmée anglo-alliée, ils battirent en retraite , mais ils avaient avant essuyé de lourdes pertes.

 

Grouchy était chargé de poursuivre les prussiens et de les empêcher de faire le lien avec larmée de Wellington, pendant que Napoléon (avec laile gauche) pourchassait larmée anglo-alliée afin de la détruire. Cette nuit, un orage fit perdre à Grouchy la trace des Prussiens, et quand il finit par les retrouver, il était trop tard. Ils avaient changé de direction et allaient maintenant vers Wavre. Depuis Wavre, ils nauraient pas de problèmes pour rejoindre larmée anglo-alliée, si Wellington ne se faisait pas battre à Waterloo.

 

2.0 Aperçu de la bataille

 

Larmée du Nord avait été harassée par les pluies, les mauvaises routes et les marches forcées. Dans des circonstances ordinaires, il eut été judicieux de lui accorder un peu de repos, et par la suite de déloger Wellington en manoeuvrant. Mais dautres armées étaient sur le point denvahir la France, et Napoléon et ses hommes auraient vite été appelés ailleurs. De plus, Blücher devait arriver sous peu avec des renforts et essayer une fois de plus deffectuer sa jonstion avec larmée anglo-alliée. Il était donc nécessaire de soccuper des anglais le plus tôt possible.

4.0 Remarques sur les forces armées

Larmée anglo-alliée occupait un plateau au Sud du Mont Saint Jean. Le versant Sud du plateau pareil à un mur de château, offrait à la fois de bons champs de tir et un bon aperçu des opérations de larmée française. Le flanc droit anglais sétendait jusque derrière Braine-lAlleud, et un corps détaché néerlandais, fort de 15000 hommes, était déployé jusquà Halle afin de couvrir la route allant de Mons à Bruxelles. La position anglaise possédait de gros avantages du point de vue défensif, avec les villages de Braine-lAlleud et de Merbe-Braine et les structures fortifiées de Hougoumont, La Haye-Sainte, La Haye et Frichemont jouant le rôle de bastions avancés qui soutenaient et protégeaient la ligne entière. A Hougoumont, loin devant la principale ligne défensive, la Garde anglaise appuyée par les troupes Hanovriennes et de Nassau creusaient des orifices de tir dans les murs du château et du jardin, protégeaient lenceinte du parc, et transformaient cet endroit en une véritable forteresse. Derrière larmée anglo-alliée sétendait la forêt de Soignies, qui, comme le croyait Napoléon, bloquerait une éventuelle retraite anglaise. Wellington savait que non puisquelle nétait composée que de peu de sous-bois. Larmée anglo-alliée comptait quelques 74 000 hommes et environ 160 canons, alors que larmée prussienne ne réunissait que 52 000 hommes et 126 canons.

 

 

 

 

Puisque Wellington avait décidé dattendre la bataille, Napoléon dut déterminer un plan dattaque. Manoeuvrer par la gauche pour encercler le flanc droit de larmée anglo-alliée pourrait couper leur retraite de ce côté-ci de la forêt, mais séparerait les français de leur centre dopérations et pousserait Wellington en direction de Blücher. Cette aile était aussi solidement ancrée par Hougoumont, Braine-lAlleud et Merbe-Braine. Attaquer le flanc gauche anglais était donc préférable vu quil maintenait un lien direct sur une ligne intérieure avec le Maréchal Grouchy, qui était plus loin sur la droite. Mais comme dans cette direction, le sol nétait pas favorable, Napoléon décida dutiliser le Ier Corps dErlon, qui sétendait vers lEst à partir de La Belle Alliance, à la fois pour frapper le flanc gauche et percer le centre de la ligne anglo-alliée. Le Maréchal Ney devait conduire trois des divisions du Corps à lEst de La Haye-Sainte, la quatrième division de Durutte devant attaquer lennemi par la gauche à Papelotte. Le IIème Corps de Reille était positionné à lOuest de La Belle-Alliance, la division du Prince Jérôme étant, quant à elle envoyée pour attaquer la ferme-château de Hougoumont. Le Comte Lobau, avec le VIème Corps et une cavalerie massive restaient en réserve pour soutenir lattaque de Ney. Finalement, 24 bataillons de la Garde Impériale ainsi que les cuirassiers du Duc de Valmy formaient la réserve centrale, prête à attaquer à point nommé et au moment décisif. Au total, les forces de Napoléon comptaient approximativement 75 000 hommes et quelques 254 canons.

 

Napoléon voulait lancer lattaque tôt le matin, mais la boue résultant des averses des nuits passées empêcha certains de ses hommes datteindre leur position à temps. Le problème était tout particulièrement grave concernant les batteries dartillerie françaises, dont les armes étaient impossible à manoeuvrer sur le sol mou. Vers 11h30, lattaque fut finalement lancée sur Hougoumont, par un assaut de diversion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.0 Remarques sur les forces armées

 

 

5.0 Notes françaises

 

La grande majorité des troupes de larmée française était composée de volontaires hautement dévoués à lEmpereur. Les hommes de ligne étaient presque tous Français, et la plupart avaient dailleurs déjà combattu lors des campagnes précédentes. Les soldats pensaient combattre pour protéger leur pays contre les invasions étrangères, et étaient pour cette raison très motivés. Etant relativement homogène dans sa composition comparée à ses ennemis, dotée dun bon encadrement et de constituée de troupes de qualité, cette armée était probablement lune des meilleures que Napoléon ait jamais commandées.

 

6.0 Notes de larmée alliée anglaise

 

Larmée anglo-alliée était une armée constituée de troupes anglaises, allemandes, de Brunswick, de Hanovre, de Nassau, et de Belges et Néerlandais. Les troupes britanniques, la Kings German Legion (légion allemande du roi, seule des alliés à parler langlais) et les troupes de Nassau étaient les plus fiables. Bien quentraînées, beaucoup des troupes anglaises navaient jamais combattu. Les troupes de Brunswick étaient jeunes et inexpérimentées, bien que très motivées ; elles se montrèrent dune qualité presque aussi élevée que nimporte quelle unité présente ce jour-là. Les troupes de Hanovre étaient composées dappelés, et la qualité sen ressentait. Wellington les dispersa dans son armée pour limiter les désertions. Les Belges-néerlandais représentaient 30% de larmée de Wellington et étaient ceux qui linquiétait le plus. Les Belges étaient proches des Français dans lidéologie et la tactique, tandis que les Néerlandais étaient des appelés de qualité médiocre et peu motivés. Lencadrement belge-néerlandais était pour le moins douteux, et le résultat, cest quil étaient encore moins efficace que prévu.

 

 

 

 

 

7.0 Notes prussiennes

 

 

Larmée prussienne était loin dêtre homogène. Plus de la moitié de ses troupes était des « Landwehr »,  appelés entraînés à la hâte et peu armés qui manquaient de discipline, dexpérience et, dans bien des cas, de loyauté envers la Prusse. Les régiments prussiens dengagés, bien quentraînés et bien équipés, représentaient une minorité au sein de leur propre armée. Pire encore, trop peu de commandants prussiens disposaient dune expérience, les obligeant à commander des formations importantes mais défaillantes dinfanterie de qualité moyenne. Tout ceci faisait des Corps dinfanterie prussienns des massues dans lesquelles le nombre devait remplacer un bon commandement et de bonnes tactiques.  

La cavalerie ressemblait pour beaucoup à linfanterie, mais dans lensemble, elle était plus loyale et davantage motivée. Et alors que le corps de cavalerie était plus important que ces homologues français et anglais, il était moins important que les énormes corps dinfanterie prussiens. Lartillerie prussienne, pour sa part, était importante et bien équipée, mais la plupart de ses servants manquait dexpérience et de formation (bien que tout considéré, elle ait été plus efficace quon ne lespérait).

 

8.0 Ordre chronologique

 

18 juin 1815

3h30  Wellington reçoit confirmation de la part de Blücher que ce dernier viendra à son

aide au Mont Saint Jean.

3h48  Le IV ème corps prussien lève le camp près de Wavre.

9h00  Larmée anglo-alliée achève son déploiement au Mont Saint Jean.

11h30 Reille commence son assaut sur Hougoumont

 

Un bombardement de 24 canons du centre allié commence

11h15 Grouchy entend la canonnade mais décide de ne pas faire marche vers le bruit des

canons.

12h00 Lobau déploie ses hommes pour assurer la protection du flanc droit français

13h00 88 canons français bombarde maintenant le centre allié et le cadence de tir passe à

 

deux-trois boulets par minute.

13h30 Le Ier Corps dErlon, avec laide des Cuirassiers deTravers et de Dubois,

commence son assaut sur le centre allié.

13h45 Kempt contre-charge, stoppant lassaut. Picton est tué.

14h00 Travers et Dubois attaquent Kempt et Pack, et les repoussent.

 

Uxbridge contre-attaque avec deux brigades appartenant à la cavalerie lourde et

tente de repousser les Français.

Une partie de lartillerie française est débordée, mais une contre-charge de la

cavalerie française inflige de lourdes pertes à la cavalerie anglaise.

16h00 Le IV Corps prussien émerge du Bois de Paris.

Lobau avance et stoppe lavancée prussienne.

16h00 Ney lance une charge de cavalerie sur le centre droit allié anglais, qui bientôt se

transforme en une attaque massive de cavalerie.

17h00 Le reste de la cavalerie française reçoit lordre de charger.

Le IIème Corps prussien arrive et avance sur la gauche du IVème Corps.

17h30 Reille envoie linfanterie pour soutenir la faible attaque de la cavalerie française sur

le centre anglo-allié.

De chaque côté, on enregistre de lourdes pertes.

Lobau lutte désespérément pour défendre Plancenoit.

 

18h00 Ney organise sa troisième attaque sur le centre allié anglais.

La Jeune Garde est envoyée pour soutenir la défense de Plancenoit menée par Lobau.

18h30 Lassaut de Ney lui permet de prendre La-Haye-Sainte, et de menacer le centre

anglo-allié.

18h45 Le Ier Corps prussien arrive sur le flanc gauche allié anglais, permettant à

Wellington combler sa ligne.

19h00 Chasse reçoit lordre de combler les trous de la ligne anglo-alliée.

Wellington engage les Brunswickers, ses dernières réserves.

19h30 Assaut de la Garde sur le centre droit de larmée anglo-alliée.

20h15 Lattaque de la Garde est repoussée.

 

Le Ier Corps prussien attaque                            .

 

21h00 Les Prussiens reprennent Plancenoit.

 

La Garde Impériale résiste pour la dernière fois.

21h30 Les Prussiens prennent Rossomme.

Napoléon quitte le champs de bataille après la désintégration de son armée.

 

9.0 Description des armes

 

 

Lance

         Dès le milieu du 17ème siècle, la lance, lune des plus vieilles armes de la Cavalerie, disparaît. des guerres de lEurope de lOuest. En Europe de lEst, cétait principalement une arme polonaise, qui fit son retour progressivement vers louest. Durant la période Napoléonienne, la plupart des grandes puissances avaient formé des régiments de lanciers, souvent composés de troupes dorigines polonaises et habillés dans des uniformes de style polonais, bien que ce ne soit jamais de grosses unités. Seules la France et la Russie formèrent des unités importantes de lanciers après 1811, car lutilisation de la lance est un art délicat, et quil faut bénéficier de circonstances exceptionnelles pour quelle soit véritablement efficace.

 

         La lance était efficace contre la cavalerie ennemie seulement si lennemi ne pouvait pas contourner la charge. Si cétait le cas, dès que ladversaire sapprochait à portée de sabre, le lancier était quasiment incapable de se défendre. Contre linfanterie, la lance était par contre une arme vraiment redoutable. Les unités de lancier pouvaient attaquer les infanteries même au carré si le temps était mauvais, et pouvait pulvériser ladversaire en restant hors de portée des bayonettes. Les lanciers étaient également très efficaces contre les artilleurs, qui pouvaient être touchés même allongés ou cachés sous leurs canons ou leurs avant-trains (qui leur offrait normalement une certaine protection contre les autres types de cavalerie).

Mousquet à canon lisse

         Le fantassin et son mousquet étaient les éléments fondamentaux des guerres napoléoniennes. Le mousquet était une arme à canon lisse avec allumage par un système de silex. Cetait essentiellement un tube en fer attaché à un morceau de bois. Se chargeant par le canon, les charges et projectiles devaient être introduits par la bouche. Situé sur le côté droit au dessus de la détente, un trou permettait à létincelle de pénétrer dans le tube et dallumer la poudre. Cette étincelle était produite par le choc du silex sur un morceau dacier que lon appelait souvent la « platine ». Le projectile était une balle ronde en plomb pesant environ 30 g. La plupart des mousquets tiraient une cartouche préparée à lavance qui consistait en un tube de papier graissé contenant la charge et la balle.

 

          Charger le mousquet nécessitait de la discipline et de la pratique. Le fantassin devait prendre une cartouche de son sac et en mordre le bout pour en détacher lextrémité.  Il tenait alors le mousquet horizontalement et tirait en arrière le chien dun demi-cran, en position de sécurité. (Ainsi, la gâchette naurait pas deffet sur le chien, évitant un accident de tir). Il poussait alors la platine vers lavant du fusil pour ouvrir le bassinet, y versait un peu de poudre et rabaissait la platine pour refermer le bassinet. Il plaçait ensuite le mousquet à la verticale, la crosse posée sur le sol, versait la poudre restante dans la bouche, et faisait alors tomber la balle derrière la poudre. Il ôtait ensuite la baguette de son logement (situé en dessous du canon), la retournait et bourrait le papier de la cartouche dans le canon pour bloquer la balle et la poudre. La baguette était alors remise dans son logement et le mousquet mis en position de tir. Ce nest quà ce moment-là que le fantassin tirait complètement le chien en position et était prêt à tirer. La cadence de tir habituelle dun mousquet était denviron 3 balles par minute, et les troupes dinfanterie les mieux entraînées arrivaient à tirer quatre balles par minute.

 

          Pour tirer, le fantassin pointait simplement son mousquet dans la direction générale de lennemi et pressait la détente. (La poudre noire faisait de toute façon tant de fumée quaprès un tir ou deux, le fantassin ne pouvait probablement plus voir lennemi). En appuyant sur la détente, on libérait la gâchette qui poussait le chien et son silex contre la platine. Cela ouvrait également le bassinet, permettant aux étincelles dallumer la poudre et la flamme passait par le trou dans le canon pour allumer la poudre, qui explosait bruyamment et libérait un nuage de fumée. La balle partait en imprimant au mousquet un recul vicieux.

 

          Le mousquet nétait pas une arme précise. A 100 mètres, une volée tirée par une unité en Ligne touchait sa cible environ 15% du temps ; à 200 mètres, environ 3 à 4% du temps. Et ce dans de bonnes conditions. Les pourcentages étaient encore plus réduit quand le stress, la fumée, la fatigue et les incidents de tir sen mêlaient.

          Pendant les guerres Napoléoniennes, deux types de mousquets devinrent célèbres : ceux utilisés par la France et ceux utilisés par les Britanniques. Le mousquet français - le Charleville du nom de lune des manufactures darmes qui le fabriquait - était une bonne arme, mais ses performances étaient limitées par la mauvaise qualité de la poudre utilisée par les Français, qui tendait à salir le canon. (Il fallait le nettoyer environ tous les cinquante tirs.) Plus de deux millions de Charleville furent construits pendant cette période. Le mousquet britannique - le « Brown Bess » - était généralement une arme de bonne qualité, et un très grand nombre fût vendu aux alliés des Britanniques au fil des guerres. 1 604 000 mousquets britanniques furent fabriqués pendant cette période. 113 000 furent envoyés en Prusse et 60 000 en Russie, où ils étaient tellement prisés quils furent donnés aux meilleurs soldats en récompense.

 

 

Fusil

         Durant les guerres napoléoniennes, les fusils à canon rayé nétaient donné quaux plus doués des tireurs délite, et seul un très faible pourcentage des fantassin en était équipés. Le fusil rayé fonctionnait sur le même principe que le mousquet à canon lisse, mais son canon était gravé à lintérieur de rayures. Ce rainurage fait tourner la balle sur elle-même, améliorant ainsi la précision de larme. Un fusil rayé dans les bonnes mains devenait une arme vraiment meurtrière. Il nétait pas rare de voir des fantassins tirer sur des batteries dartillerie à 200 ou 300 mètres de distance, ou dabattre des commandants avant même quils aient commencés à aller de lavant avec leurs troupes.

 

         Le mousquet à canon rayé était principalement une arme allemande dont le concept était tiré des fusils de chasse civils. Doù le concept des Jäger (chasseurs) allemands et des tactiques quils employaient. La majorité des armées allemandes étaient dotées de formations de Jäger armés de mousquets à canon rayé. Les Britanniques commencèrent à utiliser des formations équipées de fusils rayés après avoir vu les dégâts que les mercenaires allemands leur avait fait subir lors de la guerre dindépendance. Ils créèrent deux formations armées de fusils : le 95th Rifles (principalement des Anglais) et le 5th Battalion of the 60th Regiment of Foot (principalement des Allemands). Ces formations existaient à part entière, mais étaient généralement dispersées parmi les autres unités lors des combats. La Russie équipa ses compagnies de Jäger de fusils rayés, mais aucune formation de taille importante.

 

         Un des aspect intéressant du fusil à canon rayé est quil était souvent plus court. Cela permettait au tireur de charger et de tirer alors quil était allongé ou à genoux, et donc dêtre en formation en tirailleur. La tactique des tirailleurs consiste à envoyer en avant des unités (généralement des compagnies) en ordre dispersé, qui utilise le couvert disponible, et qui se rapprochent à portée de tir des unités ennemies pour leur faire subir des pertes par un feu précis et dévastateur. Non seulement cela harasse lennemi et le rend plus fragile, mais cela permet de protéger les lignes principales derrière un écran de tirailleurs.

 

         Les plus célèbres des mousquets rayés qui furent utilisés durant la période Napoléonienne furent les fusils britannique «Baker», dont plus de 30 000 furent construits.

 

Sabre

         La principale arme de la Cavalerie durant la période napoléonienne était le sabre. Il existait une grande variété de modèles basés sur deux théories principales concernant son emploi. Certains pensaient que le coup le plus efficace était le coup de taille (par le côté), quand le coupant de larme était utilisé. Les autres pensaient que la poussée était plus efficace avec le coup destoc, lorsque la pointe de la lame traversait la victime.

 

         Le meilleur dessin dun arme destoc est une lame fine et droite, tandis que les lames courbes (sabres) sont les plus efficaces pour les coups de taille. La plupart des cavaliers lourds étaient dotés dune épée à lame droite plus épaisse que les armes destoc normalement utilisées. Cette épée permettait de frapper lennemi de taille autant que destoc. Les cavaliers légers par contre étaient généralement équipés dépées à lames courbes (sabres), et utilisaient principalement des coups de taille mieux adaptés pour cette arme. Lutilisation dune lame courbe était plus traditionnel quefficace, et la plupart des experts pensent que frapper destoc est la meilleure façon dattaquer pour la cavalerie.

 

 

Artillerie

               Durant les guerres napoléoniennes, chaque nation avait son propre modèle dartillerie, mais les dessins et les utilisations étaient essentiellement les mêmes. Il existait deux principaux modèles : le canon dont la longueur du tube mesurait en général douze fois le diamètre du boulet; et lobusier, à canon plus court (et donc moins véloce) qui tirait de façon plus indirecte que le canon. Lartillerie était généralement classifiée en type selon le poids des boulets (le 9 livres par exemple), bien que les obusiers britanniques ait été classifiés en fonction de leur diamètre (obusier de 5,5 pouces). Toutes les pièces dartillerie utilisées à lépoque était à âme lisse et à chargement par la bouche.

 

Les canons variaient en taille du 3 livres au 32 livres. Généralement, les canons les plus lourds utilisés sur le champs de bataille étaient des 12 livres, avec parfois des 18 et des 24 livres qui nétaient utilisés que pour les sièges. Les canons et les obusiers étaient généralement regroupés en batteries de 4 à 8 pièces. La plupart était composée dun mélange de différents canons qui leur permettait de servir tout au long de la bataille. Une batterie typique contenait 6 canons et 2 obusiers. A Waterloo, la plupart des nations avaient standardisé leurs batteries, ce qui permet de les classifier dans quatre groupes:

A = Batterie de 12 livres, avec:

[six canons de 12 et deux obusiers de 10 livres] ou

[six canons de 12 et deux obusiers de 6 pouces ]

B = Batterie de 6 ou 9 livres, avec:

[six canons de 6 etdeux obusiers de 5,2 pouces] ou

[six canons de 6 et deux obusiers de 7 livres] ou

[cinq canons de 9 et un obusier de 5,5 pouces]

C = [cinq canons de 9 et un obusier de 5,5 pouces]:

[6 obusiers de 5,5 pouces] ou

[six obusiers de 7 pouces]

D = Batterie dartillerie à cheval avec:

[quatre canons de 6 et deux obusiers de 5,5 pouces] ou

[cinq canons de 6 et un obusier de 5,5 pouces]

 

Programme darrivée

 

Date                                                          Nommer

13h15 18/06/1815  prussiens              Colonel von Schwerin, ...

13h45 18/06/1815  prussiens              Général de Cavalerie Prince William, ...

13h45 18/06/1815  prussiens              Général de Division von Losthin, ...

14h00 18/06/1815  prussiens              Batterie de 6 livres #14, ...

14h15 18/06/1815  prussiens              Maréchal Blücher, ...

 

14h30 18/06/1815  prussiens              1er Bataillon / 1er Silesian Lw. Regt., ...

15h00 18/06/1815  prussiens              Lieutenant Colonel von Watzdorff, ...

15h30 18/06/1815  prussiens              Général de Division von Hake, ...

15h45 18/06/1815  prussiens              1st Sq./2nd Silesian Lw. Cav. Regt., ...

16h00 18/06/1815  prussiens              1st Pomm. Lw. Cav. Regt., ...

 

16h00 18/06/1815  prussiens              Général de Division von Jürgass, ...

16h15 18/06/1815  prussiens              10ème Régiment de Hussards...

16h30 18/06/1815  prussiens              Colonel von Funck, ...

16h45 18/06/1815  prussiens              3ème Bataillon / 1st Pomm. Lw. Regt...

16h45 18/06/1815  prussiens              Général de Division von Pirch I, ...

 

17h00 18/06/1815  prussiens              1er Bataillon / 25ème Régiment dInfanterie., ...

17h00 18/06/1815  prussiens     Général de Division von Zieten II, ...

17h15 18/06/1815  prussiens              1st Sq./Elbe Lw. Cav. Regt., ...

17h15 18/06/1815  prussiens     4ème Régiment de Hussards, ...

17h30 18/06/1815  prussiens              Général de Division von Bose, ...

 

17h30 18/06/1815  prussiens     Général de Division von Steinmetz, ...

17h45 18/06/1815  prussiens              1er bataillon / 23ème Régiment dInfanterie, ...

17h45 18/06/1815  prussiens     1er bataillon / 24ème Régiment dInfanterie,...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans NAPOLEON

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